LES INVITÉS

L'INVITÉE DE L'ANNÉE 2017


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Marianne Denicourt

Actrice

Adolescente, Marianne Denicourt fait sa première apparition à l'écran en tant que figurante dans L'Argent de Robert Bresson.

Elle suit les ateliers d’Antoine Vitez au Théâtre national de Chaillot avant d’intégrer la prestigieuse école des Amandiers de Nanterre dirigée par Patrice Chéreau. Elle est Ophélie dans sa mise en scène d’Hamlet créé à Avignon dans la cour d’honneur du palais des Papes puis en tournée mondiale. Elle est également L'Amoureuse dans le subtil marivaudage que tourne Jacques Doillon avec les élèves des Amandiers, film qui sortira en salles en 1993.

Entre-temps, Marianne Denicourt devient l’une des égéries du cinéma d'auteur et tourne avec Patrice Chéreau (Hôtel de France), Michel Deville, Jacques Rivette dans La Belle Noiseuse (cinéaste qui la fera chanter et danser en 1995 dans Haut bas fragile), Arnaud Desplechin, Chris Menges, Romain Goupil (A mort la mort !), Benoît Jacquot (Sade), Raoul Rouiz (Le Domaine perdu). Elle tourne également plusieurs comédies, Une pour toutes de Claude Lelouch, Quelqu'un de bien de Patrick Timsit et Monique de Valérie Guignabodet.

Elle joue régulièrement au théâtre, sous la direction de Pierre Roman, Luc Bondy (Le conte d’hiver de Shakespeare et Une pièce espagnole de Yasmina Reza), Loui Do de Lenquesain, Marc Paquien. Elle joue le rôle titre de Jeanne au bûcher, opéra de Paul Claudel et Arthur Honegger. En 2016, elle est au Théâtre de l’atelier dans C’était hier d’Harold Pinter.

Elle a réalisé deux documentaires en Afghanistan. Pour Nassima, une vie confisquée, elle reçoit en 2009 le Prix Media de la Fondation pour l’Enfance.

En 2014, elle est nommée pour le César de la Meilleure actrice pour un second rôle dans Hippocrate de Thomas Lilti. En 2016, elle tient le premier rôle féminin dans Médecin de Campagne de Thomas Lilti, aux côtés de François Cluzet.

En 2017, elle est nommée Chevalier des Arts et des Lettres.

ANNÉE 2016


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Sacha Wolff

Réalisateur

Sacha Wolff a réalisé des courts métrages sélectionnés et récompensés dans plusieurs festivals internationaux (dont Quand Reviendras-Tu ? en 2013, L’enfant Rouge / Épisode 5, épilogue en 2015). Ancien élève de la Fémis, il poursuit également un travail de documentariste qui alimente son rapport à la fiction : Les Aventures secrètes de l’ordre en 2004, Veiko en 2008, Vaurien en 2011, Camille Claudel 2012 en 2013, The Fence en 2014, Julien / Hugo en 2015, documentaire aux accents personnels, construit autour de son amitié avec un jeune autiste devenu comédien.   Mercenaire, son premier long-métrage, pour lequel il était déjà lauréat de la Fondation Gan pour le Cinéma en 2014, reçoit les honneurs de la presse dès sa présentation à Cannes puis remporte le prix Label Europea Cinemas de la Quinzaine des réalisateurs. Partiellement tourné en Nouvelle Calédonie en 2015, il relate l’histoire et le combat d’un jeune rugbyman calédonien d’origine wallisienne, parti en France pour vivre son rêve de rugby. Soutenu par la province Sud et son Bureau d’accueil de tournages, Mercenaire représente 11 jours de tournage en Nouvelle-Calédonie, ainsi que que l’embauche de 7 comédiens non professionnels, 13 techniciens et 70 figurants.

En 2016, Sacha Wolff revient partager son succès cannois avec le public calédonien, accompagné de ses acteurs principaux Toki Pilioko et Laurent Pakihivatau, retrouvant ici d’autres acteurs et les techniciens locaux qui ont participé au tournage calédonien. Il accompagne deux avant-premières exceptionnelles, avant la sortie nationale et internationale. Lors de sa sortie à Nouméa, le film attire 4200 spectateurs, un grand succès !

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Laurent Pakihivatau

Acteur

Laurent Pakihivatau est né à la Foa en Nouvelle Calédonie, d’une famille d’origine wallisienne. Ancien lanceur de haut niveau, il s’est reconverti dans le rugby professionnel au sein de grands clubs tels que Grenoble, Brive, Lyon ou Bourg-en-Bresse. Le film Mercenaire, de Sacha Wolff, est sa première expérience en tant que comédien.

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Toki Pilioko

Acteur

Toki Pilioko, jeune wallisien de Nouméa, a quitté la Nouvelle Calédonie à 18 ans pour un centre de formation de rugby à Aurillac. Aujourd’hui pilier droit de l’équipe du Stade Aurillacois, il incarne Soane, le rôle principal du film Mercenaire de Sacha Wolff. Il s’agit de son premier rôle au cinéma.

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Fabrice Marquat

Programmateur

Après des études universitaires en publicité et marketing, Fabrice Marquat s’oriente rapidement vers l’écriture, le cinéma et les voyages. Après un tour du monde d’un an consacré à des reportages photos et articles pour le magazine Géo, le quotidien L’Alsace et le mensuel La Rue sur le thème « La rue est un spectacle », il devient assistant de direction au cinéma art et essai L’Eldorado de Dijon dans un premier temps, puis rejoint l’équipe de L’Agence du court métrage à Paris en tant que programmateur cinéma en 2001. Dans le même temps il est rédacteur et critique pour le magazine Bref, réalisateur de documentaires, lecteur de scénarios pour la commission Ecla/Aquitaine et correcteur au concours d’entrée de la Fémis (en analyse filmique).

Il a notamment réalisé des documentaires, Yamana, retour en Patagonie en 2008, Le fou de Beaucourt en 2011, Les 1000 vaCChes en 2014 ainsi qu’un film expérimental auto-produit, Et Carreteras.

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ANNÉE 2015


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Jalil Lespert

Acteur

Jalil Lespert se fait engager comme acteur en accompagnant son père comédien de théâtre à un casting, le réalisateur Laurent Cantet étant à la recherche de deux acteurs pour interpréter un père et un fils dans Jeux de plage en 1995. Adorant l'expérience, le jeune homme décide de laisser de côté ses études de droit et décroche en 1999 son premier rôle dans un long métrage, Nos vies heureuses de Jacques Maillot. Il reçoit un prix d'interprétation à Clermont-Ferrand pour ses prestations dans deux courts. C'est surtout grâce à Laurent Cantet que Jalil Lespert se fait remarquer du grand public, en interprétant un étudiant en commerce dans Ressources humaines, performance qui lui vaut le César du meilleur espoir masculin. Sorti quelques semaines après le film de Cantet, Un dérangement considérable, vient confirmer le talent et la sensibilité du comédien.

Affichant une prédilection pour les rôles de composition, Jalil Lespert enchaîne les tournages. Sensuel jardinier (Sade), obsédé par le culturisme (Vivre me tue) ou encore boxeur (Virgil). Resnais lui confie en 2003 un personnage de gigolo dans son opérette Pas sur la bouche et Robert Guédiguian dirige l'acteur deux fois, lui offrant en 2005 le rôle d'un journaliste inspiré par Georges-Marc Benamou dans Le Promeneur du Champ de Mars, récit des dernières années de la vie de François Mitterrand, et en 2006 un rôle secondaire dans le drame sur le retour aux sources Le Voyage en Arménie. Il fait notamment partie de la distribution de Ne le dis à personne, film de Guillaume Canet.

Après avoir été Le Petit lieutenant pour Xavier Beauvois, il prend place de l’autre côté de la caméra et réalise son premier long métrage 24 Mesures en 2007, film-puzzle présenté à Venise. De retour dans le costume d'acteur, il tourne dans Lignes de front de Jean-Christophe Klotz, Chez Gino de Samuel Benchetrit, Un baiser papillon de Karine Silla-Pérez ou encore à la télévision dans la série Pigalle, la nuit. En 2011, il tourne avec le cinéaste chinois Lou Ye dans Love and Bruises.

La même année, il réalise un deuxième long-métrage, le drame Des vents contraires adapté du roman d’Olivier Adam, et offre encore une fois le personnage principal à Benoît Magimel. En 2013, le public le retrouve à l'affiche des films Post Partum et Landes puis l’année suivante dans Marseille, de guerre lasse d’Olivier Panchot, dans lequel il interprète le rôle principal face à Tchéky Karyo. En 2013, il passe une troisième fois derrière la caméra pour réaliser l’étincelant film biopic Yves Saint Laurent adoubé par Pierre Bergé, avec Pierre Niney dans le rôle titre, récompensé par le César du meilleur acteur en 2015 ! Acteur et réalisateur, Jalil Lespert est également le co-scénariste de chacun des films qu’il a mis en scène.

En 2015, il joue le premier rôle aux côtés de Gérard Lanvin dans Premiers crus de Jérôme le Maire tandis qu’il s’attèle à la réalisation d’un nouveau long-métrage sorti en 2016, Iris, qu’il interprète aux côtés de Romain Duris et Charlotte Le Bon.

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ANNÉE 2014


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Gilles Dagneau

Réalisateur

Gilles Dagneau est encore étudiant en cinéma à Paris lorsqu'il publie ses premiers textes sur Hitchcock, Mocky, Rohmer, Tex Avery, Ken Russell... dans La Revue du Cinéma et Cinéma 80. Il est ensuite rédacteur aux Fiches de Monsieur Cinéma pour Pierre Tchernia. De cette passion pour le cinéma, naît un premier court-métrage Le Bridge, véritable hommage aux sourires hollywoodiens produit par Antenne 2, rediffusé sur Canal+. Ce film lui vaut une nomination aux Césars en 1987. Grâce à Pierre Vachet, camarade de promotion à l'ESEC, il découvre la Nouvelle-Calédonie où il séjournera dix ans. Il tente de percer le mystère de culture kanak avec des documentaires réalisés en co-production avec RFO et l'ADCK : Levée de deuil à Tiaoué, Kamedan et surtout Tjibaou, la parole assassinée, écrit en collaboration avec Walles Kotra. De retour en France, après une étape en Polynésie, Gilles Dagneau poursuit son travail sur la Nouvelle-Calédonie avec Tjibaou, le pardon, (primé aux Etoiles de la Scam, Prix du meilleur film pour la résolution des conflits dans le monde), Le gendarme Citron, Renzo Piano, le chemin kanak. Il renoue avec la fiction grâce à un film consacré à l'écrivain Jean Mariotti : Prisonnier du Soleil. Les Horizons Chimériques explore le destin tragique de métropolitains, en Polynésie et en Guyane tandis que son dernier film, Aventures dans les îles, retrace avec humour l'histoire des longs-métrages de cinéma tournés en Nouvelle-Calédonie. Gilles Dagneau est par ailleurs chef-monteur pour la chaîne France Ô du groupe France Télévisions. Il est l'auteur de deux biographies : "Dustin Hoffman", publié en 1985 et "Ava Gardner, Beautiful, Wild and Innocent" (2004), un livre référence aux Etats-Unis.

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ANNÉE 2013


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Julie Gayet

Actrice

Julie Gayet se passionne très tôt pour le monde du spectacle. A 8 ans, elle se lance dans le chant lyrique, avant de s'orienter vers la comédie à 14 ans. Elle part à Londres à 17 ans pour suivre les cours de Jack Waltzer, membre de l'Actor's Studio. Egalement passée par l'Ecole du Cirque, elle étudie par ailleurs l'Histoire de l'art et les Sciences Humaines à l'Université.

Figurante dans Bleu de Kieslowski en 1993, Julie Gayet trouve la même année son premier vrai rôle, celui d'une séduisante funambule, dans A la belle étoile. Agnès Varda la choisit ensuite pour incarner l'étudiante qui part à la rencontre de Monsieur Cinéma, alias Michel Piccoli, dans Les Cent et une nuits, hommage au 7e Art centenaire. En 1996, elle est l'héroïne de deux films qui permettent de dévoiler différentes facettes de son talent : la comédie à succès Delphine 1 - Yvan 0 de Dominique Farrugia et Select Hotel de Laurent Bouhnik, dans lequel elle incarne une prostituée junkie, composition qui lui vaut le Prix Romy Schneider.

Louée pour son naturel, Julie Gayet se plaît à changer d'allure et de registre de film en film : lesbienne dans Pourquoi pas moi ?, aveugle dans Ma caméra et moi, elle campe une coiffeuse amoureuse de l'indécis Pascal Greggory dans La Confusion des genres en 2000. Cette actrice qui sait allier espièglerie et sensibilité, participe volontiers à des premiers (Clara et moi) ou deuxièmes (La Turbulence des fluides) films, ce qui ne l'empêche pas de tourner avec Michel Deville (Un monde presque paisible en 2002), Jean-Pierre Limosin (Novo) ou Patrice Leconte (Mon meilleur ami). En 2004, elle tourne en Ecosse la love story gothique A woman in winter puis en Algérie Bab el web de Merzak Allouache, avant de participer en 2007 à une comédie très française, Un baiser s'il vous plaît d'Emmanuel Mouret.

Sa carrière continue de plus belle puisqu'elle est invitée à prêter sa voix à l'un des personnages du film d'animation Kérity la maison des contes en 2009, avant de camper une belle-soeur un peu coincée dans la comédie Pièce montée. En 2010, elle s’implique pour la première fois en tant que productrice pour le film Huit fois debout, qu’elle interprète et crée la société Rouge International.

Julie Gayet prouve une nouvelle fois son aisance à naviguer d'un genre à l'autre, du thriller Sans laisser de traces au film pour enfants, L'Apprenti Père Noël, pour lequel elle prête sa voix. En 2011, l'actrice se tourne plus précisément vers la comédie entre L' Apparition de la Joconde de François Lunel et L' Art de séduire de Guy Mazarguil, Au cas où je n'aurais pas la palme d'or de Renaud Cohen.

En 2012, elle tourne de nuit pendant sept semaines, aux côtés de Raphaël Personnaz et sous la direction de Géraldine Maillet pour son premier long-métrage, After, un rôle écrit pour elle.

2013 sera l’occasion de la voir dans le prochain film de Bertrand Tavernier, Quai d’orsay, face à Thierry Lhermitte puis Deuil Allègre d’Arnaud Bedouet, donnant la réplique à Agnès Jaoui.

Depuis, elle soutient le cinéma international en tant que co-productrice, notamment le film roumain Le trésor de Corneliu Porumboiu.

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ANNÉE 2012


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Miou-Miou

Actrice

Au lendemain de Mai 68, la jeune Sylvette Herry, apprentie tapissière, intègre la bande du Café de la Gare, qui prône un théâtre spontané, dégagé des contraintes commerciales. Membre de la troupe, Coluche, son fiancé d'alors, la baptise Miou-Miou, un surnom adopté par la comédienne qui fait ses débuts sur grand écran en 1971 dans La Cavale. Vive et délurée, elle tourne dans plusieurs films imprégnés de l'esprit contestataire de l'époque (La Marche triomphale de Bellocchio, ThemrocJonas qui aura 20 ans en l'an 2000), mais c'est le trio libéré et frondeur qu'elle forme avec son compagnon Patrick Dewaere et Gérard Depardieu en 1974 dans Les Valseuses de Bertrand Blier qui fait d'elle une vedette et marque durablement les spectateurs.

Dès lors, Miou-Miou enchaîne les succès, incarnant les différents visages de la femme moderne. Femme flic chez Boisset, artiste affranchie dans Coup de foudre, Miou-Miou décroche en 1980 un César de la Meilleure actrice pour sa composition de prostituée dans La Dérobade - une récompense que la comédienne, dix fois nommée au cours de sa carrière, ne viendra pas chercher. A la même période, celle qui jouit d'une forte popularité auprès du grand public tourne avec des cinéastes aussi différents que Claude Miller (Dites-lui que je l'aime), Losey (Les Routes du Sud), et Comencini (Le Grand embouteillage).

Dans les années 80 et 90, Miou-Miou figure au générique de nombreuses comédies : La TotaleUn indien dans la ville ou, sur un mode plus grinçant, Tenue de soirée, qui marque ses retrouvailles avec Blier. Deux de ses prestations les plus marquantes, la bourgeoise de Milou en mai de Malle, et la sensuelle Lectrice de Deville, témoignent cependant de l'étendue de son répertoire. Attachée à ses origines ouvrières, elle prend part en 1993 au Germinal de Berri, réalisateur qu'elle retrouve douze ans plus tard pour L'un reste, l'autre part.

Depuis son retour au premier plan en 1997 dans le corrosif Nettoyage à sec d'Anne Fontaine, elle semble afficher une prédilection pour le cinéma d'auteur (Tout va bien, on s'en vaFolle embellieLe Concert), même si on la retrouve aussi dans des comédies : celle à succès Mariages ! (2004) ou Une petite zone de turbulences (2010) dans laquelle elle retrouve son partenaire de Tenue de soirée, Michel Blanc. A l'aise au sein de castings importants (Héros de la famille de Thierry Klifa et Grand alibi de Pascal Bonitzer), la comédienne est aussi très sollicitée par la jeune génération, campant une émouvante femme de chambre dans Riviera (2006) et prenant part à La Science des rêves (id.) de Michel Gondry. 

Après avoir marqué une courte pause dans sa carrière cinématographique, amorcée début 2010, Miou-Miou participe, deux ans plus tard, à deux comédies dramatiques : Bienvenue parmi nous du vétéran Jean Becker et Quand je serai petit, seconde réalisation du comédien Jean-Paul Rouve.

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ANNÉE 2011


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Mathieu Demy

Mathieu Demy apparaît dès son plus jeune âge dans les films de sa mère Agnès Varda avec L'Une chante, l'autre pas en 1976, Documenteur en 1981 et Kung-Fu Master en 1987, dans lequel il incarne un passionné de jeux vidéo de qui s'éprend Jane Birkin. En 1993, il campe, dans A la belle Étoile de Antoine Desrosières, un jeune homme dont on suit l'éducation sentimentale et donne la réplique à Melvil Poupaud, aux côtés duquel il jouera également dans La Chambre obscure (2000).
Olivier Ducastel lui offre en 1997 le rôle principal de la comédie musicale Jeanne et le garçon formidable, aux côtés de Virginie Ledoyen. Son interprétation d’un jeune homme séropositif lui vaut des critiques élogieuses. Il s'oriente par la suite vers la comédie, incarnant un trentenaire ayant du mal à faire face à ses responsabilités dans Quand on sera grand (2000), l'ex petit-ami d'Audrey Tautou dans Dieu est grand, je suis toute petite (2001) ou encore un jeune homme lunaire dans Le Nouveau Jean-Claude (2002). Après avoir retrouvé Antoine Desrosières pour Banqueroute en 1999, sa route croise en 2001 celle du réalisateur Benoît Cohen, qui le fait figurer au casting du satirique Acteurs anonymes puis de ses opus suivants, Nos enfants chéris (2002) et Qui m'aime me suive (2005), dans lequel l'acteur joue un trentenaire renonçant à tout pour vivre de sa passion, la musique. Toujours enclin à tenir des rôles éclectiques, Mathieu Demy joue dans Aram (2002), Mister V. (2002), ou Le Silence (2004), dans un registre plus dramatique. Il figure également au casting du policier Les Marchands de sable (2000) de Pierre Salvadori et donne la réplique à Emilie Dequenne dans le thriller Ecoute le temps (2005). En 2008 il tient un des rôles principaux du Grand Alibi de Pascal Bonitzer et participe à Lisa et le pilote d'avion, film pour lequel il retrouve Philippe Barassat, huit ans après leur collaboration sur Folle de Rachid en transit sur mars (2000). Dans La Fille du RER d'André Téchiné, il retrouve Emilie Dequenne et une équipe de renom formée par Catherine Deneuve, Michel Blanc et Nicolas Duvauchelle (2009). En 2009, il apparaît de nouveau sur le petit écran pour le téléfilm dramatique Mes chères études, qui suit les déboires d'une étudiante contrainte à se prostituer par manque d'argent, et dans lequel il donne la réplique à Déborah François. Deux ans après, Mathieu Demy joue le rôle d'un père attendrissant face à sa petite fille qui joue au garçon dans Tomboy, de Céline Sciamma, puis tient le premier rôle dans la comédie romantique L' Art de séduire de Guy Mazarguil, dans laquelle il retrouve Julie Gayet dix-sept ans après le film A la belle étoile.

Mathieu Demy est passé derrière la caméra pour deux courts métrages dont il est également producteur et scénariste. En 2000, il signe avec Le Plafond l'adaptation d'un nouvelle de Tonino Benacquista intitulée « Requiem contre un plafond » : ce court-métrage est primé dans de nombreux festivals. Il réalise par la suite La Bourde (2005), une comédie dramatique située dans un restaurant, pour laquelle il s'offre le rôle principal. Mathieu Demy a réalisé en 2011 son premier long-métrage, Americano, un road-movie sur les thèmes du deuil et de l'enfance. Au casting lui-même, Salma Hayek, Géraldine Chaplin, Chiara Mastroianni, Carlos Bardem et Jean-Pierre Mocky.

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ANNÉE 2010


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Zabou Breitman

Zabou Breitman baigne dans le théâtre et le cinéma depuis sa plus tendre enfance. A quatre ans, elle joue dans l’un des épisodes de Thierry la Fronde aux côtés de son père. Après le bac, elle étudie le cinéma, le grec moderne et l’anglais, et fréquente le cours Simon.

Elle fait ses débuts au cinéma en 1982 en apparaissant dans Elle voit des nains partout ! et La Boum 2. Jouant souvent dans le registre de la comédie (Banzaï, Le Complexe du Kangourou, Le Beauf, Promotion canapé), elle se distingue par sa fraîcheur et son piquant. Dans les années 90, Zabou Breitman élargit son répertoire de comédienne en travaillant avec des valeurs sûres du cinéma français : les cinéastes Diane Kurys (La Baule-les-Pins, 1990), Coline Serreau (La Crise, 1992), Philippe Lioret (Tenue correcte exigée, 1997) et Pierre Jolivet (Ma petite entreprise, 1999), ou encore le tandem Jaoui / Bacri pour Cuisine et dépendances en 1993. Elle passe à la réalisation en 2001 et signe son premier long métrage, Se souvenir des belles choses, avec dans les rôles principaux Bernard Campan et Isabelle Carré. Suivront en 2006 L’Homme de sa vie, avec Charles Berling et en 2009 Je l’aimais, une adaptation du roman homonyme d’Anna Gavalda interprétée par Daniel Auteuil et Marie-Josée Croze. Durant cette décennie, Zabou Breitman n’en oublie pas pour autant son métier d’actrice qui l’amène à collaborer avec Michel Deville (Un monde presque paisible, 2002), Gilles Lellouche (Narco, 2004) ou encore Rémi Bezançon (Le premier jour du reste de ta vie, 2008).

En 2010 elle signe No et moi, son troisième long métrage en tant que réalisatrice, dans lequel elle interprète la mère d'une adolescente rebelle. L'année suivante, à l'affiche du casting vocal de l'adaptation de la bande-dessinée Titeuf par Zep, elle joue à nouveau le rôle d'une mère, mais cette fois-ci dans un registre comique.

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ANNÉE 2009


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Cécile de France

Actrice

Cécile se passionne pour le théâtre depuis toute petite lorsque, pour la première fois elle découvre les plaisirs de la scène avec 1000 ans dans les arbres où elle interprète le rôle principal de Lou à l'âge de 11 ans. De cette expérience naîtra sa passion pour le théâtre.

En 1990, à l'âge de 15 ans, elle commence à prendre des cours de comédie avec Jean-Michel Frère pour qui elle joue dans le spectacle SC35C en 2001.

En 1992, à l'âge de 17 ans, elle quitte sa Belgique natale pour aller vivre à Paris et suivre les cours de l'école de la rue Blanche. Elle travaille comme fille au pair pendant deux ans tout en suivant des cours d'art dramatique avec Jean-Paul Denizon, acteur et assistant du metteur en scène britannique, Peter Brook. Pour subvenir à ses besoins, elle fut aussi cracheuse de feu au Quartier Latin.

Reçue au concours de l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre, elle suit de 1995 à 1998, trois années de formation de comédienne d'abord rue Blanche à Paris puis à Lyon, dont elle décroche le diplôme de fin d'études et où l'agent de stars Dominique Besnehard (agent entre autres d'Isabelle Adjani, Charlotte Gainsbourg, Sophie Marceau, Béatrice Dalle, etc) de l'agence Artmedia, chez qui elle est toujours, la remarque.

À partir de 1998, son diplôme en poche, elle se fait rapidement connaître du grand public sur les planches du théâtre, à la télévision, puis au cinéma, notamment grâce à Richard Berry, qui lui offre le premier rôle féminin dans sa comédie sentimentale L'Art (délicat) de la séduction où elle joue Laure, une jeune femme craquante dont Patrick Timsit tombe fou amoureux et qu'il fait tout pour séduire.

Auparavant, on la retrouve en 2000 comme caissière de McDonald's dans le clip J'pète les plombs de Disiz la Peste. Elle enchaîne rapidement avec Irène et encore le film à gros succès L'Auberge espagnole (2002) de Cédric Klapisch tout en jouant au théâtre, dans des courts-métrages et à la télévision.

En 2004, elle part tourner à Hollywood (États-Unis) dans le film à gros budget de Walt Disney Pictures, Le Tour du monde en quatre-vingts jours, adapté du roman de Jules Verne avec Jackie Chan et Arnold Schwarzenegger.

Elle forme la même année avec Vincent Lindon le drôle de couple de loufiats imaginé par Etienne Chatiliez pour La Confiance règne et d'autres grands noms du cinéma français ne tardent pas à s'intéresser à elle : Danièle Thompson, qui lui propose de "chapoter" son film chorale Fauteuils d'orchestre (2006), Xavier Giannoli, qui l'imagine aux côtés de Gérard Depardieu dans Quand j'étais chanteur (2006), Roschdy Zem, qui tourne alors son premier long métrage en tant que réalisateur : Mauvaise foi(id.), ou encore Claude Miller, grâce à qui elle décroche une nouvelle citation au César de la Meilleure actrice pour la fresque romanesque Un secret (2007). Elle prête également sa voix au personnage de Sally dans Cars, la nouvelle production des studios Pixar.

Après avoir joué au théâtre dans la pièce "Le Temps des cerises", la belle n'en oublie pas pour autant d'apparaître dans des projets ambitieux comme Mesrine : L'Instinct de mort (2008), où elle incarne l'une des compagnes du célèbre gangster, et Soeur Sourire (2009), biopic consacré à la célèbre religieuse, reine des hit-parades dans les années 60. Après cette parenthèse "pacifique", elle revient au polar pour former équipe avec Fred Testot dans Gardiens de l'ordre, un échec au box-office. La même année, Cécile de France répond à une annonce casting permettant de tourner avec la légende Clint Eastwood, qui la choisit pour son Au-delà, aux côtés de Matt Damon. Après cette incursion américaine, l'actrice retrouve des compatriotes belges dans la comédie dramatique Le Gamin au vélo des frères Luc et Jean-Pierre Dardenne.

Par la suite, Cécile prête à nouveau sa voix au personnage de Sally à l'occasion de la sortie de Cars 2. Puis, en 2012, elle retrouve Xavier Giannoli qui la dirige dans Superstar, une farce acide sur le monde des médias et de la télé-réalité. Elle est également au casting de Möbius, un thriller d'espionnage où son personnage vit un amour impossible avec celui incarné par Jean Dujardin. L'année 2013 marque ses retrouvailles avec Cédric Klapisch et son personnage d'Isabelle dans Casse-tête chinois, tandis qu'au cours de l'année 2015, elle se retrouve à l'affiche de deux films narrant une histoire d'amour. 

Tout d'abord, En équilibre de Denis Dercourt, où la comédienne interprète une agent d'assurance ayant renoncé à devenir musicienne mais qui va peu à peu se reprendre à rêver alors qu'elle fréquente un cavalier, interprété par Albert Dupontel, souhaitant à tout prix remonter à cheval malgré un lourd handicap. Puis, La Belle Saison, le nouveau film de Catherine Corsini où la native de Namur incarne une jeune militante féministe au coeur des années 70, qui s'éprend éperdument d'une jeune fille originaire de la campagne, incarnée par Izïa Higelin.

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ANNÉE 2008


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Patrice Leconte

Réalisateur

Intégrant l'IDHEC en 1967, Patrice Leconte débute dans la réalisation en concevant de nombreux courts métrages, dont Le Laboratoire de l'angoisse (1971) et La Famille heureuse (1973). Eclectique, il s'intéresse également à la bande dessinée et collabore au journal Pilote en tant qu'auteur et dessinateur de 1970 à 1975. C'est cette année-là qu'il met en scène son premier long : Les Vécés étaient fermés de l'intérieur avec Coluche et Jean Rochefort dans les rôles principaux. Le tournage est difficile et émaillé de fréquents conflits.

Sa rencontre avec l'équipe du Splendid va booster sa carrière de cinéaste. La bande de joyeux drilles lui propose en effet de porter à l'écran sa pièce Amours, coquillages et crustacés, qui deviendra en 1978 Les Bronzés. Le triomphe public est telle qu'une suite, Les Bronzés font du ski, voit rapidement le jour, et ce malgré les réticences de tous. Sur sa lancée, Patrice Leconte co-écrit avec l'un des transfuges du Splendid, Michel Blanc, trois autres comédies populaires : Viens chez moi, j'habite chez une copine (1980), Ma femme s'appelle reviens (1982) et Circulez y'a rien à voir (1983).

En 1985, Patrice Leconte change radicalement de registre en optant pour le film de braquage musclé avec Les Spécialistes que campent Gérard Lanvin et Bernard Giraudeau. Cette rupture de ton est assez caractéristique de la carrière de ce cinéaste polyvalent et toujours prompt à varier les genres. C'est ainsi qu'en 1987 il réalise le drame intimiste Tandem, formé par Gérard Jugnot et Jean Rochefort. Obtenant les faveurs de la critique et de la profession au prix de se couper d'une partie de son public, il s'adonne au film d'auteur avec l'inquiétant Monsieur Hire (1989), sélectionné à Cannes, le sensuel Mari de la coiffeuse (1990), couronné du Prix Louis Delluc, et le raffiné Ridicule (1996), qui, au-delà de son succès commercial, glane une nomination à l'Oscar du Meilleur film étranger.

Dès lors, chaque sortie d'un film de Leconte crée l'événement. Tout particulièrement en 1997, lorsqu'il réunit, pour la première fois depuis Borsalino, deux monstres sacrés du cinéma français : Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, bien qu'Une chance sur deux ne recueille pas le succès escompté. Patrice Leconte rebondit dès l'année suivante en dirigeant à deux reprises Daniel Auteuil dans La Fille sur le pont (1998), envoûtante et singulière invitation au voyage, et La Veuve de Saint-Pierre (1999). Après avoir manifesté publiquement son mécontentement à l'égard d'une certaine partie de la critique journalistique, le réalisateur revient à un cinéma intimiste peuplé par les âmes esseulées que sont Philippe Torreton dans Félix et Lola (2001), Patrick Timsit dans Rue des plaisirs (2002), Johnny Hallyday dans L'Homme du train (id.) et Sandrine Bonnaire dans Confidences trop intimes (2003).

Tournant avec une régularité exemplaire, Patrice Leconte entame en 2004 un nouveau virage artistique avec le documentaire Dogora ouvrons les yeux, simplement porté par la musique symphonique d'Etienne Perruchon, avant d'effectuer un retour aux sources avec Les Bronzés 3 amis pour la vie (2005). Ne quittant pas le registre de la comédie, le réalisateur retrouve Daniel Auteuil, qu'il filme aux côtés de Dany Boon dans Mon meilleur ami, avant d'apparaître au casting de Mes stars et moi, et de plonger Benoît Poelvoorde et Olivia Bonamyen pleine Guerre des miss (2008). Alors qu'il enchaînait jusque-là les films, il fait une pause et publie en 2011 un livre d'entretiens au titre amusant et provocateur, J'arrête le cinéma, qu'il a écrit alors que son envie de réaliser s'effilochait. Finalement réconcilié avec le 7e art, il revient sur les écrans au même moment avec un film plus personnel et intimiste, Voir la mer. Touche-à-tout, il décide la même année de se lancer dans l'animation avec l'adaptation du best-seller de Jean Teulé, Le Magasin des suicides

D'un éclectisme apparent, Patrice Leconte se lance dans la réalisation d'une romance franco-belge, intitulée Une promesse, adaptée d'une nouvelle de Stefan Zweig, portée par Rebecca Hall, Alan Rickman et Richard Madden. En 2014, il renoue avec ses premières amours, la comédie, avec l'adaptation cinématographique d'une pièce de théâtre à succès, Une heure de tranquillité, où il retrouve un certain Christian Clavier. 

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ANNÉE 2007


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Gérard Darmon

Acteur

Après des études secondaires inachevées et une formation d'art dramatique sous la houlette de Bernard Bimont, Gérard Darmon se produit au café-théâtre durant presque dix ans. Il débute au cinéma en interprétant un sbire de Fares dans Les Aventures de Rabbi Jacob (1973) de Gérard Oury, mais c'est avec Diva (Jean-Jacques Beineix, 1980) et Le Grand Pardon (Alexandre Arcady, 1981) qu'il perce comme second rôle.

En tête d'affiche de la comédie dramatique Les Princes en 1983, il alterne les genres, passant du film policier (On ne meurt que deux fois (1985) de Jacques Deray) à l'histoire d'amour tragique (37°2 le matin (id.) de Jean-Jacques Beineix) et au drame historique (Pour Sacha (1990) d'Alexandre Arcady). Outre ces deux derniers réalisateurs, il est fidèle à Claude Lelouch, qui le dirige dans Il y a des jours... et des lunes (1989), La Belle histoire (1992) et Tout ça... pour ça ! (1993).

Durant les années 90, Gérard Darmon semble privilégier la comédie, un registre qui le rend populaire et sympathique aux yeux du grand public. Ami fidèle d'Alain Chabat, il incarne à ses côtés le commissaire Patrick Bialès dans La Cité de la peur (1993) et l'architecte Amonbofis dans Astérix et Obélix : mission Cléopâtre (2001). Dès lors, il multiplie les personnages comiques, n'hésitant pas à faire parfois dans l'extravagance : collègue de Patrick Braoudé, amateur de lingerie fine, dans Amour et confusions (1997) ou petit malfrat dans Les Grandes bouches (1998), il campe un agent véreux de footballeur dans 3 zéros (2002), un gangster "rouillé" dans Les Parrains (2005), voire un notable homosexuel dans Pédale dure (2004).

Tout en restant dans un registre léger, Gérard Darmon aime jouer la carte de l'émotion : incarnant un homme qui remet en question son rapport immature aux femmes dans Le Coeur des hommes (2003) ou un père de famille trop protecteur dans Mariage mixte (2004), il interprète un cinquantenaire vouant un véritable culte à Charles Aznavour dans Emmenez-moi (2005).

Après avoir tourné dans Le Coeur des hommes 2 aux côtés de Marc Lavoine, Gérard Darmon le retrouve à l'affiche de Celle que j'aime (2008) d'Elie Chouraqui. Il rejoint par la suite Jean-Paul Rouve et Maurice Barthélémy, rencontrés sur un sketch des Robins des Bois, pour Low Cost (2011), une comédie réalisée par Maurice Barthélémy.

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ANNÉE 2006


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Claude Brasseur

Après avoir suivi des cours de comédie chez Raymond Girardet et étudié au conservatoire, Claude Brasseur se produit sur les planches dès 1954 dans les pièces Judas de Marcel Pagnol et Bon appétit messieurs d'Elvire Popesco. Il fait alors ses débuts au cinéma en tournant sous la direction de Georges Lampin dans Rencontre à Paris (1956) et Marcel Carné dans La pays d’où je viens.

Après une parenthèse de trois ans durant laquelle il officie comme parachutiste (1956 - 1959), il revient au septième art en donnant la réplique à Jean Gabin dans Rue des Prairies (1959) de Denys de La Patellière et en étant confronté à son père dans le film fantastique Les yeux sans visage (1960) de Georges Franju. Mais sa notoriété prend un réel essor avec le téléfilm Le Mystère de la chambre jaune (1965), où il interprète le reporter Joseph Rouletabille, et la série télévisée Les Nouvelles aventures de Vidocq (1971), où il tient le rôle-titre. Parallèlement, il travaille avec de jeunes cinéastes déjà très talentueux : Jean Lus Godard(Bande à part, 1964) Costa-Gravas (Un homme de trop, 1967) ou encore François Truffaut (Une belle fille comme moi, 1972).

Apparaissant au générique des thrillers Les Seins de glace (1974) et L'Agression (1975), Claude Brasseur connaît la consécration au cinéma avec les deux "films de potes" Un éléphant, ça trompe énormément (1976), qui lui vaut le César du Meilleur second rôle, et Nous irons tous au paradis (1977). Cette popularité grandissante se confirme avec le succès de La Guerre des polices, polar grâce auquel il remporte un nouveau César, dans la catégorie Meilleur acteur cette fois-ci, et des deux volets de La Boum où il prend les traits du sympathique père de la jeune Vic (Sophie Marceau).

Au faîte de sa carrière, Claude Brasseur alterne avec une grande aisance les genres cinématographiques. Incarnation à l'écran de Guy de Maupassant (1982), cet habitué du rallye Paris-Dakar aime à interpréter les antihéros gouailleurs et un brin baroudeurs : père de famille endeuillé et doutant des vertus de l'auto-défense dans Légitime violence (1982), commissaire déterminé dans La Crime (1983), écrivain ivrogne et amant de Sophie Marceau dans Descente aux enfers (1986), looser et flambeur dans Taxi boy (id.), chef d'un réseau d'espionnage communiste dans L'Orchestre rouge (1989) ou encore quinquagénaire à la dérive dans Sale comme un ange (1990).

Dans les années 1990 et 2000, l'acteur apparaît dans Le Bal des casse-pieds (1992), Un, deux, trois, soleil (1993), Les Acteurs (2000) ou encore Chouchou (2003). Il est cité au César du Meilleur acteur pour sa prestation de Fouché dans Le Souper (1992) d'Edouard Molinaro et continue à incarner des personnages marquants tels l'industriel Pied-noir de L'Autre côté de la mer (1996), l'officier de police diplomate de Fait d'hiver (1998) et l'autoritaire gardien de prison de La Taule (1999). En 2004, l'acteur retrouve à l'écran Jacques Villeret, son partenaire dans la pièce de théâtre Le Dîner de cons, pour les besoins du drame Malabar Princess, et s'illustre l'année suivante dans des seconds rôles savoureux et sympathiques pour les comédies populaires L'Amour aux trousses, Fauteuils d'orchestre et Camping.

Il fait aussi partie du casting impressionnant (Catherine Deneuve, Gérard Lanvin, Emmanuelle Béart...) que Thierry Klifaréunit pour son second long métrage (Le Héros de la famille). En 2007, il est à l'affiche d'un premier film, la comédie dramatique Les Petites Vacances, dans lequel il retrouve Bernadette Lafont à qui il avait donné la réplique dans Un Clair de lune à Maubeuge (1962) et Une Belle fille comme moi (1972). La même année, il change de registre en participant au naufrage critique et financier de Jean-Jacques Annaud : Sa Majesté Minor

Après quelques années plus calmes, il retourne au Camping de Fabien Onteniente en 2010 et s'illustre dans plusieurs téléfilms. Un an plus tard, il renoue avec le polar en étant un mentor pour Jean-Paul Rouve dans Légitime défense. Les deux hommes s'étant très bien entendus sur le tournage, le comédien offre un rôle à Claude Brasseur dans sa seconde réalisation, le touchant Quand je serai petit (2012). Grand-père bienveillant dans Ma bonne étoile, il montre plus d'aspérités chez Jean-Pierre Mocky pour Le Renard jaune et fait preuve de caractère dans L'étudiante et Monsieur Henri, avant de repartir une troisième fois au Camping des Flots Bleus.

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ANNÉE 2005


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Philippe Torreton

Acteur

Philippe Torreton ne se prédestine pas immédiatement à une carrière artistique. Alors qu'il attend son dossier pour passer le concours d'inspecteur de police, le jeune homme tente le Conservatoire d'art dramatique de Paris en 1987, qu'il réussit. Puis il entre en 1990 sur les conseils de son professeur Daniel Mesguich à la Comédie Française, qu'il quittera huit ans plus tard avec fracas. Désireux de prolonger sa carrière sur grand écran, le comédien doit sa première apparition cinématographique à Claude Pinoteau en 1991 dans le drame La Neige et le feu.

Alors qu'il interprète au théâtre "Le Malade imaginaire", Philippe Torreton est repéré par le réalisateur Bertrand Tavernier, qui lui offre un rôle dans son film policier L 627 (1992). Il retrouvera quelques temps plus tard le réalisateur, tout d'abord dans L'Appât en 1995 dans le rôle du chef de la police, mais surtout pour le drame Capitaine Conan (1996), plongée épique dans les horreurs de la Première Guerre mondiale, et dans lequel il tient le rôle-titre. Sa prestation lui permet de remporter l'année suivante le César du Meilleur acteur.

Tout en menant en parallèle une importante carrière théâtrale, Philippe Torreton reste fidèle à Bertrand Tavernier en devenant un émouvant et courageux instituteur pour Ca commence aujourd'hui (1999), chronique sociale ayant pour cadre une petite école communale du Nord de la France. Après avoir travaillé sous la direction de sa femme Anne-Marie Etienne dans la comédie romantique Tôt ou Tard (2000), l'acteur retrouve le registre sentimental l'année suivante auprès de Charlotte Gainsbourg dans Félix et Lola, de Patrice Leconte. Pour Antoine de Caunes et son Monsieur N. (2002), Philippe Torreton prête ses traits à Napoléon Bonaparte lors de ses dernières années. Il interprète d'autres personnages historiques comme Jean Jaurès dans le téléfilm Jaurès, la naissance d’un géant (2005), Robert d'Artois dans Les Rois Maudits (id.), un autre téléfilm en cinq épisodes, Mazarin dans La Reine et le Cardinal, une série télévisée diffusée en 2009, ou encore Jean-Baptiste Colbert dans Jean de La Fontaine, le défi (2007), cette fois au cinéma.

Entre-temps, on retrouve le comédien dans des projets aussi variés qu'ambitieux. Il joue un père de famille pour le moins louche et troublant dans le thriller Corps à corps (2003) aux côtés d'Emmanuelle Seigner avant d'interpréter un gardien de phare bourru au grand coeur dans la comédie dramatique L'Équipier (2004). Torreton joue ensuite les seconds rôles dans Le Grand Meaulnes (2006) et dans Banlieue 13 ultimatum (2008), et accepte de prendre part à l'impressionnant casting de l'adaptation cinématographique de la BD "Tanguy et Laverdure" dans Les Chevaliers du ciel (2005) de Gérard Pirès. En 2011, il est à l'affiche de deux films tirés de faits réels ou historiques : Présumé coupable, d'après la célèbre affaire Outreau, et L'Ordre et la morale, inspiré d'une authentique prise d'otages en Nouvelle-Calédonie.

Au cinéma comme à la télévision, Philippe Torreton continue de cultiver l'éclectisme qui le caractérise. Sur le petit écran, l'acteur s'illustre dans Intime Conviction, série diffusée sur Arte et sur le web, qui propose aux télespectateurs de revivre un procès mais défraie la chronique. Sur le grand, il est aussi à l'aise dans la comédie romantique (L'Art d'aimer, 2011) que dans le drame (La pièce manquante, 2014), et garde un attrait particulier pour les films qui ont le charme de l'ancien (L'écume des jours de Michel Gondry, Les enfants de la chance).

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ANNÉE 2004


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Jane Campion

Anthropologue de formation, Jane Campion se destine d'abord à la peinture en même temps qu'elle multiplie les expériences théâtrales. Elle se dirige finalement vers le cinéma et la réalisation, suivant des cours à l' Australian Film Television and Radio School de Sidney, en Australie. Dès son premier court-métrage, Peel, écrit et réalisé en 1982, elle remporte le Prix de la spécialité au Festival de Cannes. Ses courts- métrages suivants seront d'ailleurs tous primés.   C'est en 1989 que Jane Campion écrit et réalise son premier long métrage, Sweetie. Présentée en compétition au Festival de Cannes, l'oeuvre suscite des réactions controversées, notamment en raison de l'âpreté de son sujet. C'est son second film, An Angel at my table (prix spécial du Jury à Venise en 1990), évocation de la vie tragique de la romancière néo-zélandaise Janet Frame, qui lui apporte une véritable notoriété.

Jane Campion poursuit dès lors la peinture d'une galerie de personnages féminins en marge avec La Leçon de piano, en 1992. Elle devient avec ce film la première réalisatrice à décrocher la Palme d'Or à Cannes. Plus de trente prix internationaux - dont le César du meilleur film étranger en 1994 - complètent le palmarès de cette oeuvre qui révèle la comédienne Holly Hunter.

En 1996, Jane Campion adapte Henry James en réalisant Portrait de femme, drame historique sur les conventions victoriennes avec Nicole Kidman en vedette. Eloignée des plateaux durant trois ans, la cinéaste revient en 1999 à son thème de prédilection avec un road-movie philosophique, Holy Smoke, écrit en compagnie de sa soeur Anna. Ce film, centré autour de l'enfance et de variations sur la féminité, se rapproche davantage de ses premiers essais à l'univers décalé et baroque.

En 2003, Jane Campion signe In the cut, un thriller érotique porté par Meg Ryan et Geoffrey Rush, avant de réaliser un court métrage documentaire sur l'environnement inclus dans 8 (2006), patchwork des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) fixés lors du Sommet du Millénaire en 2000. Cinéaste rare, elle n'est de retour qu'en 2009 avec Bright Star, long métrage centré sur le poète britannique du début du 18e siècle John Keats et de nouveau présenté en compétition à Cannes.

Puis, la réalisatrice met pour la première fois les pieds à la télévision avec la mini-série de six épisodes Top of the Lake, un drame policier sombre et ambïgu créé en collaboration avec le scénariste Gérard Lee. Ce dernier est un partenaire que Jane Campion connaît bien puisqu'il a été le scénariste de Sweetie (1989), le premier long-métrage de la réalisatrice, et a co-réalisé avec elle le court-métrage Passionless moments (2000).

En 2014, la seule femme à avoir décroché une Palme d'or à Cannes est de retour sur la Croisette en tant que Présidente du Jury.

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ANNÉE 2003


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Charles Berling

Acteur

Le grand public l'a découvert en 1996, au moment du Festival de Cannes. Il venait y présenter Ridicule, dans lequel il incarnait la baron Ponceludon de Malavoy, figure de proue de cette superproduction signée Patrice Leconte. Pourtant, Charles Berling n'est pas né au cinéma avec Ridicule. Il a notamment joué dans le film de Pascale Ferran Petits arrangements avec les morts, Caméra d'Or à Cannes en 1994, et dans Nelly et M. Arnaud de Claude Sautet.

Né à Saint-Mandé le 30 avril 1958, fils d'un médecin de Toulon et d'une mère qui enseigne l'anglais, Charles Berling débute au théâtre à l'âge de 15 ans, avec son frère, dans la troupe de leur lycée. Son goût pour le théâtre se développe grâce à la littérature où il fréquente Beaudelaire et Céline. "Je ne foutais rien à l'école et, tout à coup, la littérature m'a traversé le corps. Les auteurs que je fréquentais, grâce au théâtre, n'étaient pas loin de moi."

A l'issue d'une formation d'acteur à l'Insas (Institut national supérieur des arts de la scène), à Bruxelles, il entame une intense carrière théâtrale, se produisant dans une multitude de pièces avant d'être engagé par Jean-Louis Martinelli, au TNS de Strasbourg, où il reste pensionnaire pendant plusieurs années. Dans le cadre du TNS, il joue dans La maman et la putain et Une sale histoire de Jean Eustache, L'église de Céline, Roberto Zucco de B.-M. Koltès... Berling avait par ailleurs mis en scène lui- même un spectacle comique, Ça.

Au cinéma, sa carrière démarre doucement au début des années 90 avec des petits rôles (Les vaisseaux du cœur, Couples et amants ...) qui deviennent bientôt des seconds rôles (l'ex-amant d'Emmanuelle Béart dans Nelly et M. Arnaud, celui d'Anne Brochet dans Consentement mutuel) puis des premiers : il trouve ainsi ses premiers grands succès personnels avec Ridicule et son personnage de Grégoire de Ponceludon, architecte provincial débarquant à la cour de Louis XVI et confronté à la société de l'esprit alors en vigueur à l'époque, puis avec son incarnation d'un mari frustré dans le très tendu Nettoyage à sec. Il est aussi l'amant de Charlotte Gainsbourg dans Love, etc... et Pierre Curie dans Les palmes de M. Schütz. Il s'est brillamment fondu dans l'univers de Ceux qui m'aiment prendront le train, le film controversé de Chéreau, mais l’un de ses rôles le plus marquant reste certainement celui du prof de philo dont l'amour pour une nymphette bascule dans l'obsession : L'ennui, salué par la critique et par un joli succès public, lui a d'ailleurs valu une nomination au César du Meilleur acteur.

Amant de Carole Bouquet dans Un pont entre deux rives, flic confronté à un tueur en série dans Scènes de crimes..., vacancier désoeuvré dans 15 août, fils désorienté dans Comment j’ai tué mon père ou encore ami trahi dans le récent Cravate club, Charles Berling est aujourd'hui un acteur de tout premier plan.

Il affiche une prédilection pour les personnages ambigus et les univers troubles, comme en témoignent ses prestations dans La Comédie de l'innocence de Raoul Ruiz, le thriller Scènes de crimes, le drame Comment j'ai tué mon père dans un face-à-face glaçant avec Michel Bouquet en 2001, ou encore L'Homme de sa vie, histoire d'un amour homosexuel. Citoyen engagé, Berling apparaît en 2005 dans une fiction sur Ben Barka et apporte son concours à des documentaires sur le réchauffement climatique (la VF d'Une Vérité qui Dérange) et sur le sort des clandestins (En terre étrangère, 2009).

L'acteur renouvelle l'expérience de la réalisation en collaborant avec Virginie Coupérie-Eiffel, qui écrit avec lui un film consacré à Gustave Eiffel, le créateur du plus illustre des monuments français, en 2009. Il revient par la suite à son métier d'acteur en incarnant en 2010 le mari manipulé de Laura Smet dans le thriller de Gabriel Le Bomin : Insoupçonnable, puis en 2011, celui de Valérie Benguigui dans Le Prénom, la comédie française d'Alexandre de La Patellière et de Matthieu Delaporte. Il tourne également sous la férule de Danielle Arbid dans le film contesté au Liban Beyrouth Hotel, en incarnant le rôle de l'avocat français, avant de donner la réplique à son propre fils Emile Berling dans Comme un homme, une adaptation de "L'Age bête", le roman de Boileau-Narcejac, par Safy Nebbou. Charles Berling campe la même année le père cool de Pierre Niney dans 20 ans d'écart, la comédie romantique de David Moreau, et s’illustre en 2016 dans Elle de Paul Verhoeven.

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ANNÉE 2002


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Gérard Jugnot

Acteur

C'est sur les bancs du lycée que Gérard Jugnot rencontre Christian Clavier, Thierry Lhermitte et Michel Blanc. Avec eux, il forme la troupe comique du Splendid et signe plusieurs pièces dont "Ma tête est malade", "Je vais craquer" et "Amour, coquillages et crustacés", qui deviendra au cinéma Les Bronzés. Parallèlement à son activité scénique, l'acteur collectionne les petits rôles dans Que la fête commence (1975) et Le Juge et l'Assassin (1976), tous deux réalisés par Bertrand Tavernier, ou encore dans Le Locataire (id.) de Roman Polanski.

Bientôt porté par le succès des Bronzés (1978-1979), et du Père Noël est une ordure (1982), Gérard Jugnot devient le fidèle partenaire de Daniel Auteuil dans Les Héros n'ont pas froid aux oreilles (1979) et Pour cent briques t'as plus rien... (1982), ainsi que de Thierry Lhermitte dans La Fiancée qui venait du froid (1983), Les Rois du gag (1985) et Trafic d'influence (1999). Plébiscité pour sa composition hargneuse du collaborateur Ramirez dans Papy fait de la résistance (1983), il intervient dans bon nombre de comédies comme Pinot simple flic (1984) ou encore Scout toujours (1985), qui marquent également ses débuts à la mise en scène.

En 1987, le grand public lui découvre un nouveau visage. La moustache rasée et dévoilant une certaine part de fragilité, Gérard Jugnot forme aux côtés de Jean Rochefort un Tandem détonnant sous la houlette de Patrice Leconte. Ses réalisations suivantes - Une époque formidable... (1991), Casque bleu (1994), Meilleur espoir féminin (2000) - témoignent également de cette envie de concilier rire et émotion. Salué par la critique pour sa prestation de poilu dans Marthe (1996) ou de résistant malgré lui dans Monsieur Batignole (2002), il apparaît comme un artiste complet et populaire.

Toujours aussi bankable, on le voit participer en 2004 et en 2006 aux triomphes commerciaux des Choristes (plus de 8 millions d'entrées) et des Bronzés 3 amis pour la vie (plus de 10 millions). A sa filmographie déjà bien remplie viennent également s'ajouter de nombreux rôles costumés : riche notable dans Il ne faut jurer de rien ! (2005), il joue les pirates dans L'Île aux trésors (2007), revêt la soutane du père Carnu dans une nouvelle version de L'Auberge rouge(id.), incarne Ali Baba pour TF1, se voit propulsé au temps du Front Populaire pour Faubourg 36 (2008) et revit les heures sombres de l'Inquisition pour la fresque humoristique Rose & noir (2009).

Toujours aussi comique, il n'hésite pas non plus à prendre part à des pantalonnades comme Envoyés très spéciaux ou encore Beur sur la ville (2010), ce qui ne l'empêche pas de donner de sa personne dans des comédies plus classiques, comme Le Petit Nicolas, adaptation de la célèbre œuvre de Sempé et Goscinny. Toujours au rendez-vous avec les Français, il est ensuite à l'affiche de deux films grand public : La Nouvelle guerre des boutons, grosse production à l'occasion de laquelle il retrouve Christophe Barratier, puis Astérix et Obélix: Au service de sa Majesté, comédie gauloise dans laquelle il prête ses traits à un pirate pour la seconde fois de sa carrière. Toutes ces aventures ne le détournent pas pour autant de ses amis et collègues de toujours, puisqu'il retrouve la même année son ancienne complice, Josiane Balasko, dans la comédie Mes Héros.

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ANNÉE 2001


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Catherine Jacob

Actrice

Après avoir pris des cours d'art dramatique à l'école de la Rue Blanche, Catherine Jacob fait sa première apparition à l'écran en 1984 dans le film Les Nanas. Mais c'est son one woman show "Bienvenue au Club" qui la révèle au public un an plus tard.

Elle se fait remarquer en 1988 par son interprétation d'une domestique enceinte "par l'opération du Saint-Esprit" dans La Vie est un long fleuve tranquille d'Etienne Chatiliez. Ce rôle lui vaut un César du Meilleur espoir féminin l'année suivante et le début de la célébrité. 

Elle travaille à nouveau pour le réalisateur avec autant de succès pour Le Bonheur est dans le pré (1995) et Tatie Danielle (1990) aux côtés de Tsilla Chelton, qu'elle retrouvera plus tard dans La Soif de l'or.

Catherine Jacob campe de nombreux seconds rôles dans Neuf mois (1993) de Patrick Braoudé ou encore Merci la vie (1990) de Bertrand Blier où elle interprète la mère de Charlotte Gainsbourg, celle d'Audrey Tautou dans Dieu est grand, je suis toute petite (2001) et celle de Marilou Berry dans La Première fois que j'ai eu 20 ans en 2004. La même année, elle joue les infirmières dans un établissement des plus angoissants dans le thriller Qui a tué Bambi ?. Familière du petit écran, actrice populaire, on a pu la voir ensuite dans Quartier VIP aux côtés de Johnny Hallyday et François Berléand.

Sa carrière est également marquée par des rôles importants, toujours dans le registre de la comédie : Les Braqueuses de Jean-Paul Salomé (1993) mais surtout J'ai faim !!! de Florence Quentin en 2001 où elle assume le rôle principal. En 2006, elle joue dans Les Aristos de Charlotte De Turckheim suivi de Dikkenek.

Après un rôle dans 48 heures par jour de Catherine Castel (II) en 2008, elle incarne dans Thelma, Louise et Chantal de Benoît Pétré, une quinquagénaire émouvante et intense, luttant à sa manière contre la manipulation de la femme. En 2010, elle est également au casting de Streamfield les carnets noirs de Jean-Luc Miesch.

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ANNÉE 2000


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Claude Pinoteau

Réalisateur

Le père de Claude Pinoteau était régisseur et son frère est également réalisateur (Jacques Pinoteau). L'amour du cinéma semble être de famille. Après avoir faits ses premières expériences cinématographiques en tant que régisseur et accessoiriste, se formant sur le tas, il devient assistant réalisateur. Il collabore alors avec certains des plus grands noms du cinéma français de l'époque comme Henri Verneuil (Un singe en hiverMélodie en sous-solCent mille dollars au soleilLa Vingt-cinquième heureLa Bataille de San Sebastian), Philippe de Broca(Les Tribulations d'un Chinois en Chine), Jean-Pierre Melville (Les Enfants terribles), Max Ophüls (Lola Montès), Jean Cocteau (Orphée) ou encore Claude Lelouch (Smic, Smac, SmocL'Aventure, c'est L'Aventure).

Après quelques courts métrages, il obtiendra le succès dès 1973 avec son premier film, Le Silencieux, interprété, entre autres, par Lino Ventura. Il collaborera encore à trois reprise avec Ventura pour La Gifle (1974), L'Homme en colère (1979) et La 7ème cible (1984). Pinoteau oscille entre le film policier et la comédie de moeurs. Il réalise, en 1976, Le Grand escogriffepour lequel il réuni un casting en or massif avec Yves Montand, Claude Brasseur, Adolfo Celi, Valentina Cortese ou encore Guy Marchand. Pour ce film, Michel Audiard a participé à l'écriture, Jean Collomb a effectué sa troisième collaboration avec Pinoteau en tant que chef opérateur alors que le grand Georges Delerue composait pour la seconde fois la musique d'un de ses films. En 1979, c'est L'Homme en colère qu'il met en scène.

C'est en s'intéressant aux jeunes et à leurs problèmes que Claude Pinoteau connaîtra ses plus grands succès. En effet, en 1980 le réalisateur créé la sensation en sortant La Boum dans lequel il révèle la très jeune Sophie Marceau. Le deuxième opus, La Boum 2, sortira deux ans plus tard et constituera un nouveau triomphe au box office pour le cinéaste. Il retrouvera une troisième fois Sophie Marceau avec L'Etudiante en 1988 avec, à chaque fois, Danièle Thompson au scénario.

Les années quatre vingt dix verront trois nouveaux longs métrages de Claude Pinoteau sortir sur les écrans. C'est tout d'abord en 1991 où il retrouve Danièle Thompson pour La Neige et le feu avec Vincent Perez et Géraldine Pailhas, une histoire d'amour en pleine Deuxième Guerre Mondiale. Par la suite, Pinoteau revient à la comédie avec, en 1994, Cache cash ou il fait tourner Georges Wilson, Michel Duchaussoy, Jean-Pierre Darroussin, Jean-Claude Dreyfus et Jean Carmet notamment. En 1997, c'est Les Palmes de M. Schutz qu'il met en scène avec cette fois-ci Philippe Noiret, Isabelle Huppert et Charles Berling. Entre temps, il aura également revêtu la casquette de producteur avec Ca n'arrive qu'aux autres (1971) de Nadine Trintignant ou de scénariste et adaptateur sur la série télévisée La Bicyclette bleue (2000).

Claude Pinoteau s'est éteint en 2012.

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ANNÉE 1999


Photo

Jean-Pierre Jeunet

Réalisateur

Véritable autodidacte, Jean-Pierre Jeunet débute dans le métier en réalisant des films publicitaires, et des vidéoclips (parmi lesquels "La Fille aux bas nylons" de Julien Clerc en 1984). En parallèle, il réalise en commun avec le dessinateur Marc Caro des courts métrages d'animation, L' Evasion (1978) et Le Manège (1980). Les deux réalisateurs passent un an et demi à confectionner dans les moindres détails de leur troisième court métrage Le Bunker de la derniere rafale, en 1981.

Tous leurs courts-métrages sont récompensés dans de nombreux festivals, aussi bien en France qu'outre frontières. C'est leur premier long métrage, Delicatessen, réalisé en 1991 qui les propulse sur le devant de la scène. Delicatessen est lauréat de quatre Césars. Leur second long métrage met presque quatre ans à se concrétiser. La Cité des enfants perdus (1995) est un conte noir, totalement novateur pour l'époque sur le plan des effets spéciaux (éxécuté en partie par Pitof), et qui a nécéssité la création de nouveaux logiciels. Il est distribué partout dans le monde avec succès. En 1997, à la suite de la défection du réalisateur anglais Danny Boyle, Jean-Pierre Jeunet se voit proposer la mise en scène du quatrième épisode des aventures d'Ellen Ripley Alien, la resurrection. Se séparant de Marc Caro, il part donc poursuivre sa carrière aux Etats-Unis. Comme à l'accoutumée, il fait équipe commune avec son (autre) complice de toujours, Dominique Pinon, et retrouve aussi Ron Perlman, déjà présent dans La cité des enfants perdus. Le film sera un succès au box-office. En 2000, il revient en France, pour tourner Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain, avec Audrey Tautou et Mathieu Kassovitz. Avec ce film, le cinéaste enregistre un succès sans précédent : plus de 8 millions d'entrées. Un triomphe qui lui permet de monter quatre ans plus tard l'adaptation du roman de Sébastien Japrisot : Un long dimanche de fiançailles; un projet d'envergure que Jeunet portait depuis dix ans. Pour cette grande fresque romanesque sur fond de guerre 14-18, Jeunet retrouve sa "fabuleuse" actrice Audrey Tautou entourée d'un casting prestigieux.

Quatre ans plus tard, c'est Dany Boon qui intègre sa famille de cinéma (Dominique Pinon, Yolande Moreau...) pour lutter contre les marchands d'armes responsables de ses malheurs, dans Micmacs à Tire-larigot. Après avoir commencé à travailler sur l'adaptation du livre "L'Histoire de Pi" (il en avait terminé le story-board définitif mais a été contraint d'abandonner le projet au profit d'Ang Lee), Jeunet se lance dans l'adaptation d'un autre roman, celui de Reif Larsen, pour réaliser L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (2013) avec Kyle Catlett et Helena Bonham Carter.

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